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15 mars 2015

RETRAITES COMPLÉMENTAIRES AGIRC ET ARRCO

Les financements existent !!

Les négociations sur les retraites complémentaires ARRCO et AGIRC seront d’actualité jusqu’à l’été. Le premier acte s’est déroulé le 17 février, la veille du séminaire organisé par l’Ugict à Montreuil :
« Agirc-Arrco : les enjeux de la négociation ».

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QUELS SONT LES OBJECTIFS DE L’UGICT CGT ?

Il s’agit en premier lieu d’assurer à l’Agirc et à l’Arrco les ressources financières nécessaires pour garantir à terme aux Ictam, comme aux autres salariés, un taux de remplacement minimum de 75 % de leur dernier salaire et d’assurer le maintien des cadres dans le champ commun de la Sécurité sociale, dans l’intérêt commun.

Des sources de financements sont non seulement possibles, mais réalistes :


  • L’égalité salariale femmes/ hommes (voir article : « L’urgence de l’égalité salariale » page suivante) entraînerait une réduction de moitié, à l’horizon 2040, du déficit de l’Agirc. Pour l’Arrco, l’équilibre financier serait immédiatement rétabli, avec en réserve 13 mois d’allocations par année.
  • L’alignement des taux de cotisations des deux côtés du plafond de la Sécurité sociale, pour maintenir le même niveau de prestations. Il faudrait augmenter de 2,45 % la cotisation Agirc, soit de 0,93 point pour la part salariale.
  • Pour un salaire brut mensuel de 4 000 € : 7,70€. Ainsi, pour le prix d’un paquet de cigarettes par mois, l’Agirc retrouverait son équilibre en 2033. À l’horizon 2040, 95 % des besoins de financement de l’Agirc seraient couverts.
  • L’augmentation de la garantie minimale de points (GMP). La garantie minimale de points est de 120 points aujourd’hui (contre 144 à sa création). L’Ugict propose de la porter à 150 points. L’augmentation de la cotisation forfaitaire ferait rentrer immédiatement un gros volume de cotisations (1,4 million de cadres cotisent à la GMP). Il faudra attendre, pour bénéficier des prestations, que les salariés aient cotisés toute leur carrière. Avec l’augmentation des cotisations, le déficit serait réduit de 8,57 % en 2040 et les pensions améliorées. 

  • L’élargissement de l’assiette soumise à cotisations sociales en intégrant intéressement, épargne, participation, stock options, etc. 


En utilisant simplement deux de ces solutions, l’équilibre de l’Agirc et de l’Arrco serait rétabli. En combinant les quatre, des excédents seraient reconstitués avec pour objectif une augmentation du niveau des pensions et sans reculer l’âge de la retraite.

Il n’y a donc aucune impossibilité à financer l’Agirc et l’Arrco.
Pour le Medef l’objectif est de contraindre les salariés à épargner pour leurs retraites.

Téléchargez la communication de l’Ugict-Cgt

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