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8 mars 2016

Lu dans la presse

La CGT dénonce le déménagement d’Axa de Belbeuf à Isneauville

Paris Normandie le 06/03/2016,

" Social. Le déménagement de l’assureur Axa ne semble pas satisfaire les salariés, selon un questionnaire de la CGT rempli par un quart d’entre eux.

Bruno Buré, le directeur du site Axa de Belbeuf a annoncé le déménagement de l’entreprise à Isneauville et a déclaré dans la foulée que tout se passait bien avec les partenaires sociaux. Ce n’est pas tout fait l’avis de la CGT qui considère que même si peu de salariés se sont mobilisés, « ils ne sont pas contents », déclare Frédéric Colard, délégué syndical Centrale Axa France. Après que la direction a annoncé ce déménagement, dès juillet, les représentants syndicaux ont lancé un questionnaire. Quatre-vingt-huit réponses sont revenues, représentant un quart des salariés du site.

L’impact sur le quotidien

Selon cette enquête, l’allongement moyen des trajets domicile-travail représenterait 14
kilomètres et 25 minutes aller-retour. 88,6 % des salariés utilisent aujourd’hui leurs voitures personnelles : 96,6 % à l’avenir. « La direction semble s’être lourdement trompée. Là où elle pensait que les salariés utiliseraient beaucoup plus les transports en commun. Le prétexte écologique est mis à mal ». L’enquête dit aussi que la majorité souhaiterait bénéficier d’une aide pour l’achat d’un véhicule écologique, la mise en place de navettes ou une compensation financière. « Des points déjà refusés », annonce le syndicaliste. Même s’ils ne sont pas contre le déménagement, 75 % des personnes interrogées (soit 66 salariés) considèrent que ce déménagement aura un impact significatif sur leur vie. Ils se disent « pas convaincus de sa nécessité et encore moins du choix du lieu ».
Outre l’idée d’un déménagement, la critique porte sur la configuration et l’aménagement du futur pôle régional. « Il n’y aura plus de bureaux attitrés. Seulement des espaces avec des codes couleurs. Une révolution interne et de culture dans l’organisation du travail. La direction n’a désormais plus qu’un acronyme à la bouche : NWOW, soit le « New way of working ».

Frédéric Colard soutient que tout cela ne sera qu’avantages pour la direction. Et le syndicaliste d’évoquer les arguments de la direction, soit des réductions des coûts immobiliers, de fournitures, ou encore une augmentation de la productivité des salariés évaluée de 15 à 20 %. « Tout cela ne sera pas un progrès et surtout pas l’entreprise du bonheur. Certains pètent un câble »."