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12 avril 2016

Retrait de la Loi Travail El Khomri

Raisons de plus pour amplifier la mobilisation

Après plus d’un mois de mobilisation des jeunes et des salariés, le Premier ministre annonce de premières mesures dont certaines reprennent des propositions portées par la CGT et l’Unef depuis de longues années, comme l’aide à la recherche du premier emploi ou l’augmentation de la rémunération des apprentis et la réforme du mode de calcul pour intégrer la qualification ... Mieux vaut tard que jamais !

Les modalités de financement, et notamment de l’accompagnement des jeunes par l’Apec, restent encore à préciser. Quant à la surtaxation des contrats précaires, il s’agit d’une exigence de longue date de la CGT, mais dont l’effectivité dépend de l’assiette (qui doit inclure tous les contrats précaires, CDD, CDD d’usage, Interim…) et du taux qui doit permettre de générer des recettes nouvelles pour l’assurance chômage

Pas question que cette surtaxation s’accompagne d’exonérations supplémentaires pour les CDI !

Malheureusement, le gouvernement refuse toujours d’entendre la première revendication des jeunes et des salariés, le retrait du projet de loi Travail. Cette revendication est soutenue par une majorité de français, qui considèrent que ce projet de loi remet en cause les droits des salariés et ne fait que répondre aux revendications du MEDEF.

En inversant en effet la hiérarchie des normes, ce projet de loi permet de « travailler plus pour gagner moins », notamment avec l’extension des forfaits jours et la baisse de la rémunération des heures supplémentaires. Il facilite considérablement les licenciements avec les accords compétitivité et la réforme des PSE et va généraliser les logiques de dumping social en tirant les salaires et le paiement des qualifications vers le bas.

Il faut donc s’appuyer sur ces premiers reculs du gouvernement pour amplifier la mobilisation et obtenir le retrait du projet de loi ! Nous pouvons gagner !

La CGT AXA appelle les salariés du groupe à se mobiliser notamment les 28 avril et 1er mai, pour les journées de grèves et de manifestations contre le projet de loi travail.