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1er décembre 2016

Négociations télétravail Axa France

Les masques tombent ...

Présenté comme une avancée sociale révolutionnaire par le grand Patronat et quelques éminents économistes visiblement à leur botte, le télétravail généralisé version CAC 40 et spécialement à la sauce Axa ne se présente pas sous les meilleurs augures pour les salariés !

Les négociations à Axa France sont édifiantes en la matière ...

Quand tous les gains iront à la direction !

Lors de la dernière séance de négociations sur le télétravail, la CGT dénonçait la notion toute relative de « volontariat » en matière de télétravail.

Nombre de collègues se tournent vers cet unique solution afin d’échapper à des temps de transports insupportables parce que beaucoup trop longs. La CGT estime que le temps de transport doit être compté comme du temps de travail, et que la journée de travail au bureau doit être réduite d’autant !

Notre organisation syndicale évoquait, par ailleurs, deux autres cas de télétravail subi :

  • Celui qui représente la seule et unique solution pour garder son emploi ;
  • Celui choisi par certains collègues pour fuir des conditions de travail devenues insupportables.

Une dégradation des conditions de travail minimisée ...

A cette seconde évocation, la direction répondait qu’entendre parler de « conditions de travail devenues insupportables » lui paraissait amplement exagéré. L’un de ses membres allait même jusqu’à résumer sa « pensée » par un « (…) Il ne faut pas exagérer, ce n’’est pas Zola, quand même ! ».

La direction démontre son attitude méprisante, par cette saillie cynique, à quel point la souffrance de nos collègues dans les services relève de la fiction à ses yeux !

Pourtant, le recours au télétravail s’impose à certains salariés, afin de pallier la dégradation de leurs conditions de transport, de travail et l’augmentation ininterrompue de leur charge de travail. Et cet état de fait n’est pas issu d’un roman de Zola, mais bel et bien de la réalité, celle du monde du travail au XXIe siècle !

En refusant de prendre en charge les frais supplémentaires d’électricité, de chauffage, d’eau et de repas que devront supporter les salariés, la direction reproduit certaines conditions de travail dignes de l’époque du grand Homme.

Le dédommagement des frais d’abonnement internet passera, dans ce nouvel accord, à 50% du prix total de l’abonnement, dans la limite de 25 euros. Le précédent accord fixait la prise en charge à 40 euros…sans notion de 50% ! Certains salariés vont donc avoir une perte de revenus !

Enfin, la « confusion organisée » entre temps de travail et vie personnelle menace également de supprimer les limites imposées jusqu’ici à certaines dérives patronales.

Nombre de salariés avec la systématisation des ordinateurs portables travaillent le soir à la maison, le week-end ou des journées dans la semaine sans aucun cadre…certains appellent cela du télétravail « gris » d’autres du travail dissimulé !

La CGT n’a pas signé cet accord.