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16 juin 2017

Réorganisation Axa France

Non aux économies sur le dos des salariés !

La direction prétend que seulement 100 personnes sont significativement impactées par la réorganisation en cours et touchent 650€ selon l’accord GPEC. Les 1200 autres salariés impactés par la réorganisation n’y auraient pas droit !
Le différent repose sur l’interprétation de l’art. 35 de l’accord GPEC.

Que nous dit ce fameux article ?

La direction soutient que c’est la perte d’un poste qui donne lieu à l’attribution de la prime et ne l’octroie ainsi qu’aux 100 salariés dont le poste disparaît. Elle ne tient aucun compte des efforts fournis par les 1200 autres pour s’adapter à leurs nouvelles activités !
Pour compenser, elle a réuni l’ensemble des organisations syndicales les 08/06 et le 15/06 pour négocier un accord d’octroi d’une prime exceptionnelle. La direction fait d’emblée deux propositions :

A/ Attribution d’une prime exceptionnelle d’accompagnement dans le cadre de la transformation de l’organisation d’Axa France : 300 € versable en une seule fois pour le type de population ciblée qui au fil des discussions est montée à 500 euros. Elle concernera donc les salariés qui ne relèvent pas de la prime GPEC : changement de métier (article 35) c’est-à-dire les salariés qui connaissent une évolution de certaines modalités d’activités sans changement de métier :

  • Equipes Engagements IARD PP et santé ; équipes qui passent du Corporel auto vers non auto ou inversement ; équipes développement TPE PME et équipes sinistres auto matériel et recours. Ces salariés sont au nombre de 935 (effectifs au 30/06) et la ventilation va nous être envoyée. L’élargissement a été fait au C.E. APIE sur l’Agricole. Les salariés ne connaissant qu’un changement de hiérarchie ne sont pas éligibles à la prime.

B/ Avenant à l’accord du 17 mars 2016 sur la gestion prévisionnelle de l’emploi, des compétences et des parcours professionnels 2016/2018 dans Axa France ; cet avenant reprendrait l’accord précédent dans lequel il n’y avait pas eu de difficulté d’interprétation de l’article 35 : donc on reviendrait à l’esprit de l’accord antérieur :

  • Prime de niveau 1  : 1000 euros dans le cas où la mobilité professionnelle du collaborateur nécessite un changement de famille professionnelle. Prime de niveau 2 : 350 euros dans le cas où la mobilité professionnelle du collaborateur nécessite un changement d’emploi.

Les deux accords A et B seraient à la signature ensemble et la prime débloquée dès signature avant la fin de l’été.

La CGT exige la prime de 650 Euros pour tous ; au final la direction nous propose de nous revoir une dernière fois avec la ventilation des salariés concernés par cette prime. L’avenant GPEC proposé à la signature sera conforme à celui signé en 2013-2016 et les sommes respectives de 350 euros et 1000 euros ne seront pas revues ; cet avenant courra jusqu’à fin décembre 2018.

Le respect de l’accord GPEC coûterait 780.000 € (650€ X 1200) à la direction. En ne versant que 500€ au lieu de 650€, la direction réalise 180 000 € d’économies. Comparons ces chiffres aux bénéfices réalisés par Axa soit 5,7 milliards en 2016 !

Economies de bout de chandelle : « Dans les maisons bourgeoises, le personnel de maison avait l’habitude de rassembler les restes des chandelles, le suif non brûlé, et de les revendre à un cirier pour qu’il en refasse de nouvelles. Vu par les riches, cette récupération semblait mesquine, ridicule et l’économie correspondante insignifiante, ce qui suffit à expliquer le sens de l’expression, mais aussi à comprendre pourquoi elle comporte la plupart du temps une connotation de mesquinerie. ».