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1er avril 2014

CHSCT Nimes- Montpellier

Office Printing : les réserves de la CGT

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Si la CGT Axa Nîmes ne remet pas en cause la volonté de la Direction de concrétiser la notion de « développement durable », par ce type de projet, elle émet pour autant un nombre de réserves certaines à son égard.

Elle tient à attirer son attention sur un certain nombre de questions qui lui paraissent essentielles, et pour lesquelles les réponses avancées semblent très insuffisantes.

Nombre de points du projet semblent aller à l’encontre de son devoir d’assurer, aux salariés, des conditions de travail satisfaisantes :

En cas de besoin d’impression, lors d’un appel téléphonique, les salariés seront obligés de mettre fin à leur conversation, d’aller récupérer les documents nécessaires, puis de rappeler leur interlocuteur. Il est évident que ceci occasionnera, immanquablement, une perte de temps non négligeable.

La Direction n’a pas apporté la preuve de la faisabilité d’impression :

  • En recto-verso (seule source d’économie présentée), sur certains supports issus d’applicatifs AXA (Contrats, Net siège..),
  • Spécifiques (planches d’étiquettes).

Nombre de salariés préfèrent travailler sur du papier, considérant que cela repose leur vue, qu’ils peuvent mieux se concentrer sur la résolution du Problème. Office Printing rend particulièrement contraignante cette possibilité.

Concernant les personnes en télétravail, le délai de 72 heures de conservation des impressions est trop court, s’accompagnant d’un risque évident de risque de pertes de documents.

Le problème de manque de confidentialité, si le salarié omet de se déconnecter, paraît avoir été sous-évalué.

Les déplacements supplémentaires et la concentration de salariés accrue, autour des lieux de photocopie, multiplie les risques éventuels de nuisances sonores.

La Direction n’apporte pas de preuves suffisantes sur la prise en compte des risques d’exposition des salariés, sur les trois points suivants :

Le rapport d’ « audit Ozone » présenté aux membres du CHSCT paraît beaucoup trop succinct :

  • Les risques évoqués par certains experts, notamment en termes d’émissions de particules fines et des risques qui y sont liés, semblent avoir été ignorés.
  • Il en est de même concernant les préconisations sur l’utilisation en sécurité des photocopieurs, avancées par les mêmes experts.

En conclusion, la suppression de « l’imprimante de proximité » crée, manifestement, de l’inconfort et détériore les conditions de travail des salariés. La direction paraît avoir privilégié le volet économique du projet, négligeant la qualité de travail et le confort des salariés, sans pouvoir, par ailleurs, fournir de réponses concrètes et précises aux questions soulevées par les membres du CHSCT.

C’est pourquoi la CGT remet un avis d’abstention.