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2 mai 2014

CE des Fonctions Centrales du 23 avril 2014

sur 175 CDD et alternances, 17 seulement embauchés cette année

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Triste bilan : sur la politique de recrutement : il y a d’énormes besoins dans le secteur du « digital » pour moderniser nos applications informatiques et les rendre ouvertes sur le monde extérieur, ce qui se traduit par des embauches de jeunes cadres techniques, majoritairement en classe 5. C’est l’arbre qui cache la forêt : de nombreux autres secteurs moins « porteurs » en termes d’image sont sous haute-tension en charge de travail, et les salariés qui restent en place souffrent cruellement des départs non remplacés. S’il n’y avait pas le secteur des « Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication » le bilan des embauches serait même désastreux.
Sur l’égalité salariale hommes-femmes : les femmes représentent les deux tiers des personnels non cadre et moins de la moitié du personnel cadre. Nous sommes dans une entité où les métiers sont très différents, et la nature de ces métiers évolue rapidement avec le temps. Certains de ces métiers sont en voie de disparition, au profit d’externalisations, en particulier chez les non cadres. Pendant ce temps, les nouvelles embauches de cadres en classe 5 sont majoritairement masculines. La diversité hommes-femmes au sein de notre secteur tend donc à se réduire au profit des hommes. Dans ce contexte, la réduction des écarts salariaux entre hommes et femmes est difficile à analyser, et la situation n’est peut-être pas aussi exemplaire que les statistiques le laissent entendre.

Sur le recours aux contrats précaires : le nombre de contrats à durée déterminée auxquels l’entreprise met fin est en nette augmentation depuis deux ans (175 en 2013) tandis que le nombre de ces contrats transformés en contrats à durée indéterminée est stable, voire régresse légèrement (seulement 17 passages de CDD à CDI cette année). Un jeune embauché en CDD qui rentre dans notre secteur a toujours très peu de chance de se voir proposer un contrat pérenne. Cela en dit long sur la prétendue responsabilité d’entreprise qu’on nous vante à gorge déployée par la communication interne.

Le traditionnel statut de prestige du cadre, effectuant une activité intellectuelle gratifiante avec un salaire motivant, n’est plus qu’un lointain souvenir d’une époque révolue : 17 % des cadres payent la Garantie Minimum de Points, c’est à dire qu’ils doivent cotiser pour compenser un salaire trop faible par rapport au salaire de base de la Sécurité Sociale. Si on ajoute à cela le caractère vexatoire de certaines tâches à accomplir, des objectifs ni mesurables, ni atteignables, le recul de l’autonomie et les conditions de travail de plus en plus stressantes sur les open-spaces, il ne faut pas s’étonner si les cadres demandent à voir leur statut revalorisé, leur compétence reconnue et l’atteinte des objectifs non soumis à l’arbitraire.

Quand on pense que le chiffre d’affaire est en hausse, que le résultat opérationnel est en hausse (de 18%), que le résultat courant est en hausse(de 20%) et que bien entendu le dividende est en hausse (de 13 %), on ne peut que souligner que ce bilan est tout sauf social, bon pour les actionnaires et mauvais pour les salariés.

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ce fc 3 et 4 2014 (PDF - 396.8 ko)